IL A MARQUÉ DES POINTS...
Les 229.303 votants de l'UMP ont dit oui à 98,1% au ministre de l'Intérieur • Son duel contre Ségolène Royal ne satisfait qu'un tiers des Français, selon un sondage à paraître lundi dans «Libération» •

Avant son arrivée, Nicolas Sarkozy avait pris la parole pour demander aux militants de «faire un triomphe à tous ceux qui viendront ici», pour prévenir toute manifestation hostile à l’égard du Premier ministre. «Les Français nous regardent. (…) Tous ceux qui viendront ici doivent être considérés comme des amis», a-t-il ajouté, au pied d’une vaste scène blanche, avec, en fond, son slogan de campagne «Ensemble, tout devient possible».
Avant que le candidat ne prenne la parole, tous les ténors qui sont intervenus à la tribune ont mis l’accent sur la compétition qui s’annonce avec Ségolène Royal. Alors que la polémique continue sur l’excès donné dans les médias au combat bipolaire entre le candidat de l’UMP et son adversaire socialiste, seuls 34% des Français préfèrent que ces deux candidats s’affrontent effectivement au second tour de la présidentielle, selon le sondage LH2 à paraître lundi dans «Libération». Ils sont 20% à espérer que le second tour oppose deux autres candidats, 17% un duel entre Nicolas Sarkozy et un autre candidat que Ségolène Royal, et 16% un duel entre la candidate du PS et un autre candidat que le patron de l’UMP.
Mais dimanche, porte de Versailles, c’est bien la candidate du PS qui a été la cible privilégiée. Françoise de Panafieu a ainsi raillé la «ségolénitude» et Jean-François Copé «la duplicitude», en allusion au néologisme «bravitude» utilisé par Ségolène Royal en Chine. «Elle représente un immense danger. Elle est un gigantesque photo-montage, avec un mot d’ordre, sourire», a ajouté le porte-parole du gouvernement. «La France ne peut pas se permettre de choisir un président ou une présidente qui se tait, qui hésite, qui attend», a renchérit Michel Barnier, conseiller politique du candidat UMP. Le député Jacques Myard n’a lui pas hésité à prévenir que «l’élection présidentielle, ce n’est pas l’élection de Miss Monde».