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Présidentielle
«Libération» organise La journée du patrimoine

REUTERS
Après Ségolène Royal, qui a
déclaré payer l'ISF, tous les candidats à l'Elysée ont été invités à
faire la transparence sur le contenu de leur fortune.
La prime à la rapidité va à Dominique Voynet. Hier, la candidate
des Verts à la présidentielle a été la première à dévoiler son
patrimoine : une maison à Montreuil (Seine-Saint-Denis), achetée à
crédit il y a deux ans, et une maison en Bretagne (lire page 3). La
sénatrice a expliqué en passant, sur RTL, qu'elle se déplace
essentiellement avec les transports publics, mais qu'elle possède
une Twingo, qui roule au GPL. Elle en a surtout profité pour
délivrer une pique à Ségolène Royal, plutôt
«très aisée» que
«aisée» , comme s'était autoqualifiée la candidate socialiste
après la divulgation, mardi, de son patrimoine et l'annonce, pour
couper court aux rumeurs, qu'elle est, avec son compagnon François
Hollande, assujettie à l'ISF (impôt de solidarité sur la
fortune).
Portes et fenêtres. Après Royal, Voynet a, en tout
cas, donné le top départ d'une
«journée patrimoine» inédite des candidats à la
présidentielle. Contraints par la loi depuis 1988, une fois
officiellement candidat, de déposer sous le sceau du secret l'état
de leur patrimoine auprès du Conseil constitutionnel (lire page 3),
les prétendants 2007 à l'Elysée, de Bayrou à Laguiller en passant
par Villiers ou Buffet, ont ouvert hier les portes et les fenêtres
de leurs biens immobiliers personnels. Et invité les Français dans
le bureau de leur banquier.
Exception notable : celle du président du Front national,
Jean-Marie Le Pen, redevable depuis longtemps de l'ISF. Le candidat
de l'UMP, Nicolas Sarkozy, n'a d'abord qu'entrouvert sa porte, en
déclarant être assujetti à l'ISF depuis un an. Mais il a réclamé du
temps pour rentrer dans les détails, avant de se montrer plus
précis, tard dans la soirée, sur sa base d'imposition.
«Campagne de racailles». Un candidat UMP que Ségolène
Royal, qui a tenté, hier soir à Toulon, de reprendre politiquement
la main (lire page 13), n'a pas lâché de la journée. Fustigeant une
«campagne de racailles» destinée à la faire passer pour
«une fraudeuse fiscale» , la candidate socialiste a assuré
qu'elle n'avait
«l'intention, ni de [se] laisser faire par ces méthodes
d'intimidation, ni de les imiter» . Ségolène Royal a mis le
candidat UMP
«au défi» de publier, lui aussi,
«dans la journée» , l'état de son patrimoine. Une sommation à
laquelle Nicolas Sarkozy s'est gardé de répondre.
Comments
donc au départ tu es partisan ou témoin?
(pour savoir)