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SÉGOLÈNE ROYAL SE VOIT DANS L'OBLIGATION DE SUSPENDRE SON NOUVEAU CONJOINT, C'EST AMUSANT..
Hollande et Royal ne sont plus ensemble dans la vie mais sachant que cela fait désordre pour la photo, cela ne peut pas vraiment sortir officiellement.
En revanche, je trouve les propos sur Canal de Montebourg très amusants, lui qui partage désormais la vie de Royal...
Ce ne sont que des humains après tout, peut-être même que Sarko qui fait bonne figure avec Cécilia pourrait avoir des surprises à moins que cela soit bien organisé comme un deal... du genre "Cécilia, aide moi le temps de la campagne et puis après tu pourras repartir à NY"...à suivre
Le mutin Montebourg condamné au mutisme
C'est sans doute ce qui pouvait lui arriver de pire : Arnaud
Montebourg est, depuis hier, privé de verbe.
«Suspendu» par Ségolène Royal
«pendant un mois» de ses fonctions de porte-parole. Puni pour
s'être adonné, en direct, à ce qui devait n'être qu'un bon mot
visant François Hollande et qui se révèle, à l'arrivée,
«incontestablement une grosse connerie, assez révélatrice d'un
état d'esprit qui s'est dégradé depuis une dizaine de
jours», selon un parlementaire socialiste. Dans un contexte
d'interrogations sur la conduite et la nature de la campagne
présidentielle, et de tension entre l'équipe de la candidate et
celle du premier secrétaire, une seule sortie du député a suffi à
enflammer le PS.
«C'était une blague, pas opportune, un bon mot un peu
raté, tempère le député européen Vincent Peillon.
Mais la surréaction montre un climat inquiétant et une nervosité
de tout le monde. Les moeurs deviennent détestables...»
La mutation rêvée de Nicolas Sarkozy, par Philippe Ridet
![]() ester soi-même et devenir un autre. S'inventer en homme nouveau tout en restant un homme d'expérience. La fabrication d'un candidat à l'élection présidentielle passe par cette alchimie, un dosage délicat, entre les assurances martiales de l'homme ou de la femme publics et les doutes - humains, forcément humains - de l'homme ou de la femme privés.
"L'échec professionnel" fait référence à la défaite d'Edouard Balladur, le candidat qu'il soutenait en 1995 ; à l'ostracisme dont il a été victime, au moins jusqu'en 1997, de la part des chiraquiens, et enfin à la contre-performance de la liste RPR-Démocratie libérale qu'il conduisait aux élections européennes de 1999. Concernant la "déchirure personnelle", chacun aura compris l'allusion à sa rupture temporaire avec son épouse Cécilia, ou, plus loin de nous, le divorce mal vécu de ses parents quand il était enfant. Ces confidences ont un objectif. Il s'agit d'abord de convaincre les Français qu'il n'a pas toujours été le personnage ambitieux d'une success story sans accroc. En politique, l'échec peut être parfois plus séduisant que le triomphe. Les cicatrices se portent comme des décorations. En évoquant sa vie privée, il peut espérer que l'aveu d'un désordre sentimental tempérera son image d'homme d'ordre, illustrée jusqu'à la caricature par ses formules sur la "racaille" et le "Kärcher". Enfin, en faisant le pari de la sincérité, il semble indiquer que le président de la République qu'il veut être sera celui de l'authenticité. M. Sarkozy n'est pas le premier, ni le seul, à faire ce pari. Lors de l'élection présidentielle de 1995, au sortir de quatorze années de mitterrandisme marquées par le culte obsessionnel du secret, Jacques Chirac, candidat du RPR, a compris le premier qu'il devait en passer par cette épreuve de vérité. Les circonstances s'y prêtèrent. Seul par la force des choses après qu'Edouard Balladur eut attiré à lui la moitié des élus et la plupart des cadres de son parti, M. Chirac sut faire de son isolement la parabole de son courage. Pour le maire de Paris, l'urgence était de rompre avec l'image d'un homme de clan, d'ambitions et de calculs au centre de tous les coups, bons ou mauvais, de la vie de la droite depuis la fin des années 1960. D'un homme pressé, préoccupé par sa seule ambition et décrit à loisir par les giscardiens comme un "agité", il se fit passer pour "le candidat qui prend son temps". Ayant cessé d'être courtisé parce qu'il n'incarnait plus de chances réelles de victoire pour son camp, on le revêtit de toutes les qualités qu'il n'avait pas démontrées jusqu'alors : humanité, profondeur, compassion. Mais il fallait encore, pour finaliser la fabrique du candidat, théoriser cette transformation. "Il s'est rejoint", expliquait, mystérieuse, sa fille Claude, interrogée sur la transformation de son père, comme si deux Chirac cohabitaient dans la même personne. "L'homme d'Etat, l'homme de coeur", lisait-on alors sur son matériel électoral. Afin d'illustrer l'émergence du "nouveau Chirac", ses déplacements de campagne prirent le rythme d'une visite de sénateur. Il se prêta au jeu de l'échange avec toutes les catégories professionnelles au cours d'interminables tables rondes. Ainsi, lors d'un déplacement à l'abbaye de Port-Royal-des-Champs (Yvelines), en février 1995, M. Chirac s'abîma dans la contemplation d'un portrait de Madame Arnault par Philippe de Champaigne. On apprit un peu plus tard qu'il n'aimait pas que la musique militaire et que les Indiens Taïnos étaient l'une de ses passions secrète. PROJECTION DE L'IMAGE DE SOI Pour l'avoir ignoré et avoir habité, toute la campagne, la peau d'un premier ministre sûr de lui et persuadé que sa fonction primait sur sa personnalité, M. Balladur n'est, en revanche, pas parvenu à s'incarner en président de la République. Il lui manqua le mystère, une passion secrète, une souffrance intime : quelque chose à avouer. Lionel Jospin, d'une manière plus retenue, consentit lui aussi à cet exercice de vérité consistant à quitter les habits de sa fonction. Le 28 avril 1995, il fit cet aveu en forme de métaphore : "Grâce au peuple et à sa chaleur, j'ai fendu l'armure." Une manière de reconnaître que l'austère protestant qu'il était devait lui aussi changer de registre et mettre son âme à nu. Comprenant, après M. Chirac, que la présidentielle se joue sur une projection de l'image de soi dans toutes ses facettes, il admit encore que l'on pouvait le juger "compassé et trop pudique". A l'inverse, sept ans plus tard, en 2002, M. Jospin choisit de jouer à fond des atouts supposés du pouvoir. Premier ministre apprécié pour sa pratique transparente et modeste du pouvoir, il s'enferra dans des dénégations à répétition - "C'est mon frère" à propos des révélations sur son passé de militant trotskiste ; "Ce n'est pas moi, cela ne me ressemble pas" en réponse aux attaques qu'il avait portées sur l'âge de M. Chirac - à chaque fois qu'il était en difficulté. La suite est connue. L'enjeu de la mutation du candidat n'est pas neutre. Cette mue peut être un mythe, mais elle est en passe de devenir un exercice obligé pour le prétendant. En choisissant de placer le projecteur sur lui-même, M. Sarkozy invite Ségolène Royal à faire de même au risque de transformer l'élection en bataille d'ego. "J'ai compris que l'humanité est une force, pas une faiblesse", a-t-il encore expliqué aux militants venus l'écouter le 14 janvier. Dans son cas, il voudrait en faire aussi un atout politique. Comme si, pour convaincre les électeurs qu'il pouvait changer la France, il devait d'abord les persuader qu'il avait changé de peau. |
Dernier ouvrage paru : le Printemps du politique. Pour en finir avec le déclinisme , Robert Laffont.
Les 229.303 votants de l'UMP ont dit oui à 98,1% au ministre de l'Intérieur • Son duel contre Ségolène Royal ne satisfait qu'un tiers des Français, selon un sondage à paraître lundi dans «Libération» •

Avant son arrivée, Nicolas Sarkozy avait pris la parole pour demander aux militants de «faire un triomphe à tous ceux qui viendront ici», pour prévenir toute manifestation hostile à l’égard du Premier ministre. «Les Français nous regardent. (…) Tous ceux qui viendront ici doivent être considérés comme des amis», a-t-il ajouté, au pied d’une vaste scène blanche, avec, en fond, son slogan de campagne «Ensemble, tout devient possible».
Avant que le candidat ne prenne la parole, tous les ténors qui sont intervenus à la tribune ont mis l’accent sur la compétition qui s’annonce avec Ségolène Royal. Alors que la polémique continue sur l’excès donné dans les médias au combat bipolaire entre le candidat de l’UMP et son adversaire socialiste, seuls 34% des Français préfèrent que ces deux candidats s’affrontent effectivement au second tour de la présidentielle, selon le sondage LH2 à paraître lundi dans «Libération». Ils sont 20% à espérer que le second tour oppose deux autres candidats, 17% un duel entre Nicolas Sarkozy et un autre candidat que Ségolène Royal, et 16% un duel entre la candidate du PS et un autre candidat que le patron de l’UMP.
Mais dimanche, porte de Versailles, c’est bien la candidate du PS qui a été la cible privilégiée. Françoise de Panafieu a ainsi raillé la «ségolénitude» et Jean-François Copé «la duplicitude», en allusion au néologisme «bravitude» utilisé par Ségolène Royal en Chine. «Elle représente un immense danger. Elle est un gigantesque photo-montage, avec un mot d’ordre, sourire», a ajouté le porte-parole du gouvernement. «La France ne peut pas se permettre de choisir un président ou une présidente qui se tait, qui hésite, qui attend», a renchérit Michel Barnier, conseiller politique du candidat UMP. Le député Jacques Myard n’a lui pas hésité à prévenir que «l’élection présidentielle, ce n’est pas l’élection de Miss Monde».

