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    <title>Blog de Walt</title>
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        <title>SÉGOLÈNE ROYAL ET SES MECS..</title>   
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        <published>2007-01-19T15:19:58Z</published>
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                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <p><strong>SÉGOLÈNE ROYAL SE VOIT DANS L&#39;OBLIGATION DE SUSPENDRE SON&#160; NOUVEAU CONJOINT, C&#39;EST AMUSANT..</strong></p><p><em>Hollande et Royal ne sont plus ensemble dans la vie mais sachant que cela fait désordre pour la photo, cela ne peut pas vraiment sortir officiellement. <br />En revanche, je trouve les propos sur Canal de Montebourg très amusants, lui qui partage désormais la vie de Royal...</em></p><p>Ce ne sont que des humains après tout, peut-être même que Sarko qui fait bonne figure avec Cécilia pourrait avoir&#160; des surprises à moins que cela&#160; soit bien organisé comme un deal... du genre &quot;Cécilia, aide moi le temps&#160; de la campagne et puis après tu pourras repartir à NY&quot;...à&#160; suivre</p><p><br />Le mutin Montebourg condamné au mutisme</p><p>C&#39;est sans doute ce qui pouvait lui arriver de pire : Arnaud
Montebourg est, depuis hier, privé de verbe. 
<em>«Suspendu»&#160;</em>par Ségolène Royal 
<em>«pendant un mois»&#160;</em>de ses fonctions de porte-parole. Puni pour
s&#39;être adonné, en direct, à ce qui devait n&#39;être qu&#39;un bon mot
visant François Hollande et qui se révèle, à l&#39;arrivée, 
<em>«incontestablement une grosse connerie, assez révélatrice d&#39;un
état d&#39;esprit qui s&#39;est dégradé depuis une dizaine de
jours»,&#160;</em>selon un parlementaire socialiste. Dans un contexte
d&#39;interrogations sur la conduite et la nature de la campagne
présidentielle, et de tension entre l&#39;équipe de la candidate et
celle du premier secrétaire, une seule sortie du député a suffi à
enflammer le PS. 
<em>«C&#39;était une blague, pas opportune, un bon mot un peu
raté,&#160;</em>tempère le député européen Vincent Peillon. 
<em>Mais la surréaction montre un climat inquiétant et une nervosité
de tout le monde. Les moeurs deviennent détestables...» </em><br /> </p>   <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://myvoice.vox.com/library/post/s%C3%A9gol%C3%A8ne-royal-se-voit-dans.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
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</p>

                </div>
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        <title>La mutation rêvée de Nicolas...</title>   
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        <published>2007-01-19T08:19:43Z</published>
        <updated>2007-01-19T08:19:43Z</updated>
    
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                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <h1>La mutation rêvée de Nicolas Sarkozy, par Philippe Ridet</h1>
         
            
               <table style="width: 647px"><tbody><tr valign="top">
               <td rowspan="2">
                  <div class="ar-txt"><img alt="R" src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/let/r.gif" style="text-align: left" title="R" /><br />ester
soi-même et devenir un autre. S&#39;inventer en homme nouveau tout en
restant un homme d&#39;expérience. La fabrication d&#39;un candidat à
l&#39;élection présidentielle passe par cette alchimie, un dosage délicat,
entre les assurances martiales de l&#39;homme ou de la femme publics et les
doutes - humains, forcément humains - de l&#39;homme ou de la femme privés.<p><table style="float: left; clear: both; padding-right: 6px;"><tbody><tr><td style="text-align: center"><div style="text-align: center"></div>
<div class="lien-2"> </div><br /></td></tr></tbody></table>Nicolas Sarkozy a
porté très loin cet exercice de dévoilement. Dimanche 14 janvier, le
président de l&#39;UMP a choisi son premier discours de candidat investi
par son parti pour dire sa vérité. Comme s&#39;il s&#39;agissait de l&#39;urgence
numéro un de sa campagne. Elevant ses souffrances personnelles au même
niveau que ses épreuves politiques, il a, dans une litanie inouïe pour
une réunion publique de cette importance, pris les milliers d&#39;adhérents
présents à témoin de ses <em>&quot;épreuves&quot;</em>, de ses<em> &quot;échecs&quot;</em>, de ses <em>&quot;doutes&quot;</em> pour leur dire : <em>&quot;J&#39;ai changé.&quot;</em><em> &quot;L&#39;élection présidentielle est une épreuve de vérité&quot;</em>, a théorisé M. Sarkozy, en expliquant <em>&quot;qu&#39;on
ne peut pas partager la souffrance de celui qui connaît un échec
professionnel ou une déchirure personnelle si on n&#39;a pas souffert
soi-même. On ne peut pas tendre la main à celui qui a perdu tout espoir
si l&#39;on n&#39;a jamais douté&quot;</em>. Bref, le candidat, qui a encore à faire
la démonstration qu&#39;il a changé, veut montrer qu&#39;on ne peut rassembler
les Français si on ne leur ressemble pas.</p><p><em>&quot;L&#39;échec professionnel&quot;</em>
fait référence à la défaite d&#39;Edouard Balladur, le candidat qu&#39;il
soutenait en 1995 ; à l&#39;ostracisme dont il a été victime, au moins
jusqu&#39;en 1997, de la part des chiraquiens, et enfin à la
contre-performance de la liste RPR-Démocratie libérale qu&#39;il conduisait
aux élections européennes de 1999. Concernant la <em>&quot;déchirure personnelle&quot;</em>,
chacun aura compris l&#39;allusion à sa rupture temporaire avec son épouse
Cécilia, ou, plus loin de nous, le divorce mal vécu de ses parents
quand il était enfant.</p><p>Ces confidences ont un objectif. Il s&#39;agit
d&#39;abord de convaincre les Français qu&#39;il n&#39;a pas toujours été le
personnage ambitieux d&#39;une <em>success story</em> sans accroc. En
politique, l&#39;échec peut être parfois plus séduisant que le triomphe.
Les cicatrices se portent comme des décorations. En évoquant sa vie
privée, il peut espérer que l&#39;aveu d&#39;un désordre sentimental tempérera
son image d&#39;homme d&#39;ordre, illustrée jusqu&#39;à la caricature par ses
formules sur la <em>&quot;racaille&quot; </em>et le <em>&quot;Kärcher&quot;. </em>Enfin, en
faisant le pari de la sincérité, il semble indiquer que le président de
la République qu&#39;il veut être sera celui de l&#39;authenticité.</p><p>M.
Sarkozy n&#39;est pas le premier, ni le seul, à faire ce pari. Lors de
l&#39;élection présidentielle de 1995, au sortir de quatorze années de
mitterrandisme marquées par le culte obsessionnel du secret, Jacques
Chirac, candidat du RPR, a compris le premier qu&#39;il devait en passer
par cette épreuve de vérité. Les circonstances s&#39;y prêtèrent.</p><p>Seul
par la force des choses après qu&#39;Edouard Balladur eut attiré à lui la
moitié des élus et la plupart des cadres de son parti, M. Chirac sut
faire de son isolement la parabole de son courage. Pour le maire de
Paris, l&#39;urgence était de rompre avec l&#39;image d&#39;un homme de clan,
d&#39;ambitions et de calculs au centre de tous les coups, bons ou mauvais,
de la vie de la droite depuis la fin des années 1960. D&#39;un homme
pressé, préoccupé par sa seule ambition et décrit à loisir par les
giscardiens comme un &quot;agité&quot;, il se fit passer pour <em>&quot;le candidat qui prend son temps&quot;</em>.
Ayant cessé d&#39;être courtisé parce qu&#39;il n&#39;incarnait plus de chances
réelles de victoire pour son camp, on le revêtit de toutes les qualités
qu&#39;il n&#39;avait pas démontrées jusqu&#39;alors : humanité, profondeur,
compassion.</p><p>Mais il fallait encore, pour finaliser la fabrique du candidat, théoriser cette transformation. <em>&quot;Il s&#39;est rejoint&quot;</em>,
expliquait, mystérieuse, sa fille Claude, interrogée sur la
transformation de son père, comme si deux Chirac cohabitaient dans la
même personne. <em>&quot;L&#39;homme d&#39;Etat, l&#39;homme de coeur&quot;</em>, lisait-on alors sur son matériel électoral. Afin d&#39;illustrer l&#39;émergence du <em>&quot;nouveau Chirac&quot;</em>,
ses déplacements de campagne prirent le rythme d&#39;une visite de
sénateur. Il se prêta au jeu de l&#39;échange avec toutes les catégories
professionnelles au cours d&#39;interminables tables rondes. Ainsi, lors
d&#39;un déplacement à l&#39;abbaye de Port-Royal-des-Champs (Yvelines), en
février 1995, M. Chirac s&#39;abîma dans la contemplation d&#39;un portrait de
Madame Arnault par Philippe de Champaigne. On apprit un peu plus tard
qu&#39;il n&#39;aimait pas que la musique militaire et que les Indiens Taïnos
étaient l&#39;une de ses passions secrète.</p><p><strong>PROJECTION DE L&#39;IMAGE DE SOI</strong></p><p>Pour
l&#39;avoir ignoré et avoir habité, toute la campagne, la peau d&#39;un premier
ministre sûr de lui et persuadé que sa fonction primait sur sa
personnalité, M. Balladur n&#39;est, en revanche, pas parvenu à s&#39;incarner
en président de la République. Il lui manqua le mystère, une passion
secrète, une souffrance intime : quelque chose à avouer.</p><p>Lionel
Jospin, d&#39;une manière plus retenue, consentit lui aussi à cet exercice
de vérité consistant à quitter les habits de sa fonction. Le 28 avril
1995, il fit cet aveu en forme de métaphore : <em>&quot;Grâce au peuple et à sa chaleur, j&#39;ai fendu l&#39;armure.&quot;</em>
Une manière de reconnaître que l&#39;austère protestant qu&#39;il était devait
lui aussi changer de registre et mettre son âme à nu. Comprenant, après
M. Chirac, que la présidentielle se joue sur une projection de l&#39;image
de soi dans toutes ses facettes, il admit encore que l&#39;on pouvait le
juger <em>&quot;compassé et trop pudique&quot;</em>.</p><p>A l&#39;inverse, sept ans
plus tard, en 2002, M. Jospin choisit de jouer à fond des atouts
supposés du pouvoir. Premier ministre apprécié pour sa pratique
transparente et modeste du pouvoir, il s&#39;enferra dans des dénégations à
répétition<em> - &quot;C&#39;est mon frère&quot; </em>à propos des révélations sur son passé de militant trotskiste<em> ; &quot;Ce n&#39;est pas moi, cela ne me ressemble pas&quot;</em>
en réponse aux attaques qu&#39;il avait portées sur l&#39;âge de M. Chirac - à
chaque fois qu&#39;il était en difficulté. La suite est connue.</p><p>L&#39;enjeu
de la mutation du candidat n&#39;est pas neutre. Cette mue peut être un
mythe, mais elle est en passe de devenir un exercice obligé pour le
prétendant. En choisissant de placer le projecteur sur lui-même, M.
Sarkozy invite Ségolène Royal à faire de même au risque de transformer
l&#39;élection en bataille d&#39;ego. <em>&quot;J&#39;ai compris que l&#39;humanité est une force, pas une faiblesse&quot;</em>,
a-t-il encore expliqué aux militants venus l&#39;écouter le 14 janvier.
Dans son cas, il voudrait en faire aussi un atout politique. Comme si,
pour convaincre les électeurs qu&#39;il pouvait changer la France, il
devait d&#39;abord les persuader qu&#39;il avait changé de peau. </p></p></div></td></tr></tbody></table>    <p style="clear:both;"> 
    <a href="http://myvoice.vox.com/library/post/la-mutation-r%C3%AAv%C3%A9e-de-nicolas.html?_c=feed-atom-full#comments">Read and post comments</a>   |   
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</p>

                </div>
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        <title>Du contenu pour une vision..</title>   
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        <published>2007-01-18T09:54:39Z</published>
        <updated>2007-01-18T10:34:56Z</updated>
    
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                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <div class="leadDoc" id="page" name="page"><em><strong> Quand la candidate se décidera-t-elle à donner du grain à moudre au débat ?  </strong></em></div>
<div class="titreDoc" id="page" name="page"><em><strong>Ségolène met la gauche intellectuelle en peine</strong></em></div><p><br /><div class="pictosBarDoc">
</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">
<div class="firstPara" id="page" name="page">En juillet 1983, dans un article du 
<em>Monde&#160;</em>qui fit grand bruit, Max Gallo, à l&#39;époque porte-parole
du gouvernement, fustigeait le silence des intellectuels de gauche.
A l&#39;évidence, le thème mérite d&#39;être repris aujourd&#39;hui. Ségolène
Royal n&#39;est évidemment pas isolée dans son entreprise politique, et
son entourage compte toutes sortes d&#39;experts qui travaillent pour
elle, qu&#39;il s&#39;agisse de suivre les sondages d&#39;opinion et d&#39;en
décrypter les significations, d&#39;organiser ses rencontres et
déplacements ou de l&#39;aider à préparer son argumentation et ses
discours. Mais au-delà ?</div>
</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">Au-delà, ses propos laissent silencieux les intellectuels de
gauche, du moins dans l&#39;espace public. Ce silence recouvre en fait
deux attitudes principales, relativement tranchées, qui
apparaissent vite en privé chez ceux qui sont d&#39;ordinaire proches
du PS, et même pour certains qui y ont adhéré récemment de façon à
participer à ses «primaires».</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">D&#39;un côté souffle le vent de l&#39;espoir, et une conviction
s&#39;exprime, nettement : la gauche s&#39;est dotée d&#39;une candidate qui
fera oublier l&#39;échec de 2002. Ségolène Royal répondrait mieux que
quiconque aux aspirations populaires à un renouvellement du
personnel politique. Elle pourrait réduire le fossé séparant les
représentants et les représentés. Elle incarne, pour ceux qui lui
accordent leur confiance, une force de changement ; elle assurera
la promotion des femmes dans une société encore bien trop machiste.
Et non seulement elle évitera au pays l&#39;élection d&#39;un Nicolas
Sarkozy, qui fait figure de repoussoir, mais aussi, et surtout,
elle apporterait la promesse d&#39;un grand nettoyage qui
débarrasserait notre paysage politique de certains archaïsmes, en
pulvérisant la «gauche de la gauche», réduite à des fragments en
quête d&#39;une improbable unité, et en mettant fin aux discours du
soupçon et de la dénonciation. Mieux même, elle devrait permettre
la modernisation de son propre parti, elle saurait en tenir
l&#39;appareil à distance tout en l&#39;obligeant à tenir compte des
attentes de l&#39;opinion publique, dont elle se veut
l&#39;incarnation.</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">Ces arguments sont forts. Pourtant, rares sont ceux, parmi les
intellectuels concernés, qui se mobilisent pour les exprimer
publiquement. Cela tient à mon sens à une raison principale : à ce
jour, le programme, les orientations de la candidate sont peu
structurés, non construits, le livre annoncé qui devait les
présenter n&#39;est toujours pas paru. Si ses supporteurs assurent bien
percevoir les perspectives de nouveauté, de nettoyage, voire de
rupture, qu&#39;elle incarne, ils sont encore suspendus dans l&#39;attente
d&#39;éléments tangibles. Ils retiennent donc sinon leur souffle, du
moins leur parole publique.</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">D&#39;un autre côté, les critiques pleuvent. Les références de
Ségolène Royal à la démocratie participative inquiètent : ne
s&#39;agit-il pas de placer les élus sous surveillance ? D&#39;encourager
des formes d&#39;expression et des modalités de consultation du peuple
débouchant sur la démagogie, la politique de l&#39;émotion et, pire
encore, autorisant toutes sortes de manipulation, l&#39;émergence de
«petits chefs» et, derrière les apparences, la toute-puissance
d&#39;une machine de pouvoir ? Son manque de sérieux et de préparation
est également souligné, surtout en matière internationale : ce qui
fut une maladresse dans son débat avec Laurent Fabius n&#39;est-il pas
devenu une faute majeure, l&#39;idée absurde et irréaliste d&#39;interdire
à l&#39;Iran l&#39;accès au nucléaire civil ? Son discours au
Proche-Orient, de part et d&#39;autre de la frontière entre le Liban et
Israël, ne manquait-il pas de cohérence ? Le voyage en Chine a
renforcé d&#39;autres critiques et des interrogations quant à son
niveau d&#39;exigence en matière d&#39;idées et de culture. Que
dirions-nous si un chef d&#39;Etat étranger visitait notre pays en
ponctuant son déplacement de morales tirées des fables de La
Fontaine ? Comment accepter cette «bravitude», qui fait plus penser
à une formule de publicité pour hypermarché nous invitant à
«positiver» qu&#39;à un propos de présidentiable ? François Mitterrand
est souvent invoqué ces temps-ci, y compris comme source
d&#39;inspiration pour Ségolène Royal : n&#39;avait-il pas une autre
conception de la vie des idées, de l&#39;histoire et de la langue
française que celle qui repose sur l&#39;érudition hâtivement réunie de
dictons de grande consommation ou sur l&#39;usage de néologismes qui
confinent au barbarisme ? Mais dire tout cela publiquement,
n&#39;est-ce pas faire le jeu de la droite, alors même qu&#39;à gauche il
faudra bien se résoudre à voter pour Ségolène Royal ? Sauf à se
préparer à voter Bayrou, Voynet ou Buffet, ou à déserter carrément,
ne vaut-il pas mieux se taire, ronger son frein, et ne pester qu&#39;en
privé ?</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">Il faudra bien que les intellectuels sortent de ce double
silence, et deux hypothèses doivent alors être envisagées. La
première : les deux postures qui viennent d&#39;être évoquées se
raidissent et s&#39;opposent de plus en plus. Ses partisans diront
alors voir en elle le point de départ d&#39;une modernisation politique
et d&#39;un renforcement de la démocratie ; les sceptiques se diront
consternés de la voir dévaler les pentes de la démagogie, du
populisme et de l&#39;incompétence.</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">Peut-on éviter un tel scénario ? Oui, si les intellectuels de
gauche, qui ne sont pas tous des «bobos» parisiens arrogants,
ignorant les attentes de la France d&#39;en bas, évitent eux-mêmes deux
écueils : l&#39;abandon de tout esprit critique, et donc la soumission
béate à un pouvoir, présent et à venir, d&#39;une part, et, d&#39;autre
part, la tentation de la pure posture hypercritique et du rejet
sans nuance de Ségolène Royal. D&#39;où la seconde hypothèse, qui
repose sur un scénario où ils indiqueront dans un esprit
constructif les dangers qui se profilent, encouragés par une
Ségolène Royal marquant sa capacité et sa volonté de reconnaître
ces dangers et de les surmonter.</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">Cette perspective implique donc de la candidate qu&#39;elle cherche
à gagner la confiance et l&#39;appui du monde du savoir et des idées,
au sens large, qu&#39;elle marque un coup d&#39;arrêt dans ses expressions
qui abaissent la culture et flattent le mépris des intellectuels.
Elle implique aussi qu&#39;elle accepte des débats sur le fond. Il n&#39;y
a rien d&#39;irréversible dans la situation présente, et il devrait
être possible à Ségolène Royal de faire écho aux espoirs de ceux
qui assurent la production et la diffusion des connaissances,
l&#39;analyse sociale, la recherche, la culture, qui prennent au
sérieux l&#39;histoire, la littérature, la langue, et qui se sentent
parfois salis, tirés vers le bas, par des propos ou des attitudes
démagogiques. Cette hypothèse n&#39;a de sens que si, enfin, la
candidate socialiste entre dans des débats sérieux, en profondeur,
avec des interlocuteurs choisis non par son entourage, mais par les
responsables d&#39;émissions politiques.</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">Il est temps qu&#39;elle donne de quoi argumenter à ceux qui ont
déjà choisi de lui accorder leur confiance, et qu&#39;elle cesse de
nourrir les inquiétudes de ceux qui se sentent pour l&#39;instant
méprisés, englués dans un climat détestable, à résonance populiste,
alors qu&#39;ils ne demandent pas mieux que de contribuer à une
victoire de la gauche.</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page"><br />Dernier ouvrage paru : 
<em>le Printemps du politique. Pour en finir avec le déclinisme&#160;</em>,
Robert Laffont.</div>    <p style="clear:both;"> 
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        <title>IL A MARQUÉ DES POINTS...</title>   
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        <published>2007-01-18T09:14:07Z</published>
        <updated>2007-01-18T09:14:07Z</updated>
    
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            <name>WALT</name>
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                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <div class="leadDoc" id="page" name="page">IL A MARQUÉ DES POINTS L&#39;ARRIVISTE ..<br /><br />Les 229.303 votants de l&#39;UMP
ont dit oui à 98,1% au ministre de l&#39;Intérieur • Son duel contre
Ségolène Royal ne satisfait qu&#39;un tiers des Français, selon un sondage
à paraître lundi dans «Libération» •</div>
<div class="titreDoc" id="page" name="page">Sarkozy fait le plein des voix de l&#39;UMP<br /><br /></div>
<div class="infosDocEsp">
<img class="imgLeftDoc" height="164" src="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/_files/file_228479_226723.jpg" width="420" /><div class="copyright" id="page" name="page">Congrès de l&#39;UMP, dimanche à Paris. REUTERS</div>
</div><p><br /><div class="paragraphDoc" id="page" name="page">
<div class="firstPara" id="page" name="page">Nicolas Sarkozy, ou
Monsieur 100%. Ou presque. Dimanche midi, avec 98,1% des suffrages
exprimés des adhérents de l’UMP, le patron du mouvement a été désigné
candidat à la présidentielle de 2007, lors du congrès de son parti
réuni porte de Versailles depuis le matin. 229.303 adhérents ont
participé à ce vote qui s’est déroulé du 2 janvier à dimanche matin
10h00, soit un taux de participation de 69,06%.</div>
</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">
<div class="articleLinkDoc" id="page" name="page"><br /></div>
</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">Question participation,
celle de Dominique de Villepin se sera limitée au strict minimum. Le
Premier ministre, qui comme le président de l’Assemblée nationale,
Jean-Louis Debré, a refusé de participer au vote de soutien à Nicolas
Sarkozy, ne sera resté qu’une grosse demi-heure dans l’enceninte du
congrès. Sans s’exprimer. Et manifestement tendu. <br /><br />Avant son arrivée, Nicolas Sarkozy avait pris la parole pour demander aux militants de «<em>faire un triomphe à tous ceux qui viendront ici</em>», pour prévenir toute manifestation hostile à l’égard du Premier ministre. «<em>Les Français nous regardent. (…) Tous ceux qui viendront ici doivent être considérés comme des amis</em>», a-t-il ajouté, au pied d’une vaste scène blanche, avec, en fond, son slogan de campagne «<em>Ensemble, tout devient possible</em>». <br /><br />Avant
que le candidat ne prenne la parole, tous les ténors qui sont
intervenus à la tribune ont mis l’accent sur la compétition qui
s’annonce avec Ségolène Royal. Alors que la polémique continue sur
l’excès donné dans les médias au combat bipolaire entre le candidat de
l’UMP et son adversaire socialiste, seuls 34% des Français préfèrent
que ces deux candidats s’affrontent effectivement au second tour de la
présidentielle, selon le sondage LH2 à paraître lundi dans «<em>Libération</em>».
Ils sont 20% à espérer que le second tour oppose deux autres candidats,
17% un duel entre Nicolas Sarkozy et un autre candidat que Ségolène
Royal, et 16% un duel entre la candidate du PS et un autre candidat que
le patron de l’UMP. <br /><br />Mais dimanche, porte de Versailles, c’est
bien la candidate du PS qui a été la cible privilégiée. Françoise de
Panafieu a ainsi raillé la «<em>ségolénitude</em>» et Jean-François Copé «<em>la duplicitude</em>», en allusion au néologisme «<em>bravitude</em>» utilisé par Ségolène Royal en Chine. «<em>Elle représente un immense danger. Elle est un gigantesque photo-montage, avec un mot d’ordre, sourire</em>», a ajouté le porte-parole du gouvernement. «<em>La France ne peut pas se permettre de choisir un président ou une présidente qui se tait, qui hésite, qui attend</em>», a renchérit Michel Barnier, conseiller politique du candidat UMP. Le député Jacques Myard n’a lui pas hésité à prévenir que «<em>l’él</em>ection présidentielle, ce n’est pas l’élection de Miss Monde».</div> </p>   <p style="clear:both;"> 
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        <title>Présidentielle  «Libération» organise...</title>   
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        <published>2007-01-18T08:59:33Z</published>
        <updated>2007-01-18T09:27:01Z</updated>
    
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            <name>WALT</name>
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                <div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:at="http://www.sixapart.com/ns/at">
        <div class="leadDoc" id="page" name="page"> Présidentielle </div>
<div class="titreDoc" id="page" name="page">«Libération» organise La journée du patrimoine</div>
<div class="infosDocEsp">
<img class="imgLeftDoc" height="279" src="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/_files/file_229305_323124.jpg" width="420" /><div class="copyright" id="page" name="page">REUTERS</div>
</div>
<div class="leadDoc" id="page" name="page"> Après Ségolène Royal, qui a
déclaré payer l&#39;ISF, tous les candidats à l&#39;Elysée ont été invités à
faire la transparence sur le contenu de leur fortune. </div><p><br /><div class="pictosBarDoc">
</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">
<div class="firstPara" id="page" name="page">La prime à la rapidité va à Dominique Voynet. Hier, la candidate
des Verts à la présidentielle a été la première à dévoiler son
patrimoine : une maison à Montreuil (Seine-Saint-Denis), achetée à
crédit il y a deux ans, et une maison en Bretagne (lire page 3). La
sénatrice a expliqué en passant, sur RTL, qu&#39;elle se déplace
essentiellement avec les transports publics, mais qu&#39;elle possède
une Twingo, qui roule au GPL. Elle en a surtout profité pour
délivrer une pique à Ségolène Royal, plutôt 
<em>«très aisée»&#160;</em>que 
<em>«aisée»&#160;</em>, comme s&#39;était autoqualifiée la candidate socialiste
après la divulgation, mardi, de son patrimoine et l&#39;annonce, pour
couper court aux rumeurs, qu&#39;elle est, avec son compagnon François
Hollande, assujettie à l&#39;ISF (impôt de solidarité sur la
fortune).</div>
</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">
<div class="articleLinkDoc" id="page" name="page"><br /></div>
</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">
<strong>Portes et fenêtres.&#160;</strong>Après Royal, Voynet a, en tout
cas, donné le top départ d&#39;une 
<em>«journée patrimoine»&#160;</em>inédite des candidats à la
présidentielle. Contraints par la loi depuis 1988, une fois
officiellement candidat, de déposer sous le sceau du secret l&#39;état
de leur patrimoine auprès du Conseil constitutionnel (lire page 3),
les prétendants 2007 à l&#39;Elysée, de Bayrou à Laguiller en passant
par Villiers ou Buffet, ont ouvert hier les portes et les fenêtres
de leurs biens immobiliers personnels. Et invité les Français dans
le bureau de leur banquier.</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">Exception notable : celle du président du Front national,
Jean-Marie Le Pen, redevable depuis longtemps de l&#39;ISF. Le candidat
de l&#39;UMP, Nicolas Sarkozy, n&#39;a d&#39;abord qu&#39;entrouvert sa porte, en
déclarant être assujetti à l&#39;ISF depuis un an. Mais il a réclamé du
temps pour rentrer dans les détails, avant de se montrer plus
précis, tard dans la soirée, sur sa base d&#39;imposition.</div>
<div class="paragraphDoc" id="page" name="page">
<strong>«Campagne de racailles».&#160;</strong>Un candidat UMP que Ségolène
Royal, qui a tenté, hier soir à Toulon, de reprendre politiquement
la main (lire page 13), n&#39;a pas lâché de la journée. Fustigeant une

<em>«campagne de racailles»&#160;</em>destinée à la faire passer pour 
<em>«une fraudeuse fiscale»&#160;</em>, la candidate socialiste a assuré
qu&#39;elle n&#39;avait 
<em>«l&#39;intention, ni de [se] laisser faire par ces méthodes
d&#39;intimidation, ni de les imiter»&#160;</em>. Ségolène Royal a mis le
candidat UMP 
<em>«au défi»&#160;</em>de publier, lui aussi, 
<em>«dans la journée»&#160;</em>, l&#39;état de son patrimoine. Une sommation à
laquelle Nicolas Sarkozy s&#39;est gardé de répondre.</div>    <p style="clear:both;"> 
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</p>

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